Wonder (vf)

August Pullman est un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. Aujourd’hui, il rentre en CM2 à l’école de son quartier. C’est le début d’une aventure humaine hors du commun.

Drame de Stephen Chbosky

Avec Julia Roberts, Jacob Tremblay

Etats-Unis, 1h51

mercredi 24 janvier - 17h30

samedi 27 janvier - 18h projection suivie d'un débat

Divisé en chapitres, qui s’attardent chacun sur le point de vue d’un personnage sur l’histoire d’Auggie (son professeur, son meilleur ami, sa sœur…), le film est un bijou de bonne humeur et parvient à évoquer des thématiques graves avec un regard neuf, humain et argumenté. Le rapport à la maladie, l’importance de l’amitié, mais également le harcèlement scolaire sont abordés avec finesse mais aussi beaucoup de délicatesse. Le réalisateur ne se positionne pas en moralisateur, en accusateur, mais essaye de faire comprendre la souffrance des uns lorsqu’ils sont confrontés à d’autres. L’apitoiement n’est ici pas de rigueur, et la leçon de vie que transmet le long métrage ne peut qu’éveiller les consciences sans susciter cet agacement et cette susceptibilité qu’il est fréquent de manifester lorsque l’on nous expose nos erreurs. 
Deux mondes se conjuguent : ceux des enfants et des adultes, afin de mettre en lumière l’importance capitale de l’éducation dans l’acceptation d’enfants comme Auggie. 
Éduquer l’attitude, le regard, est peut-être la première étape pour permettre à ces élèves de mieux vivre avec leur handicap, leur maladie ou leur "différence" - le mot étant ici enfin un compliment, et non une accusation.

Virginie Morisson, aVoir-aLire.com