Rebelles

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Sans boulot ni diplôme, Sandra, ex miss Nord-Pas-de-Calais, revient s'installer chez sa mère à Boulogne-sur-Mer après 15 ans sur la Côte d'Azur. Embauchée à la conserverie locale, elle repousse vigoureusement les avances de son chef et le tue accidentellement. Deux autres filles sont témoins de la scène. Alors qu'elles s'apprêtent à appeler les secours, les trois ouvrières découvrent un sac plein de billets…

Comédie d’Allan Mauduit

Avec Cécile de France, Yolande Moreau

France, 1h27

vendredi 19 avril - 20h30

samedi 20 avril - 14h30 ciné-sénior 4,50€ goûter offert après la séance

samedi 20 avril - 18h30

mardi 23 avril - 18h30

Sur le papier, Rebelles fait, à tous les niveaux, figure d’OVNI. Socialement homogène et encore très timide en matière de cinéma de genre, le 7e Art hexagonal accueille rarement un récit qui mêle satire sociale, polar azimuté à la Snatch, rape and revenge et authentique comédie populaire. C’est donc avec curiosité qu’on découvre ce deuxième long-métrage d’Allan Mauduit, metteur en scène ayant fait ses armes entre autres du côté de Kaboul Kitchen.

WORKING GIRLS

Une expérience qui l’aura sans doute familiariser avec une multiplicité de tons et de niveaux de lecture qu’on retrouve dès les premières minutes de Rebelles. Nous voilà flanqués de Sandra, ex-reine de beauté amère et forcée de retourner vivre chez sa mère en Picardie, pour travailler dans une conserverie. Un pénis tranché et un sac de billets plus tardCécile de France nous embarque avec ses complices Yolande Moreau et Audrey Lamy dans un tourbillon cartoonesque performatif, qui ne cessera de s’emballer jusqu’à sa conclusion.

 Et c’est là le grand mérite de Rebelles. Plutôt que de rentrer des considérations sociétales au forceps dans son récit, de proposer une vision verticale du quotidien de galère de ses protagonistes, la caméra se focalise sur ces trois corps d’actrices, qui jouent jusqu’à l’absurde le jeu de l’outrance et de la revanche sociale.

Simon Riaux, Ecran Large