La pie voleuse

Fabuleuses adaptations des opéras de Rossini.

Programme de courts métrages d'animation : "L'italienne à Alger", "Polichinelle" et "La pie voleuse" où trois rois partent en guerre contre les oiseaux. Une pie leur résiste et sauve leur droit à demeurer dans la forêt.

Films d’animation d’Emanuele Luzzati, Giulio Gianini

Italie, 35mn

À partir de 3 ans

mercredi 17 janvier - 14h30

dimanche 21 janvier - 14h30

Destinée aux parents mélomanes qui ambitionnent d’éduquer l’oreille de leurs petits bouts, cette anthologie distribuée par les Films du Préau, adapte les opéras de Rossini sur fond d’une palette regorgeant de couleurs délicieuses. Elle évoque de façon très homogène l’univers céleste de Chagall, dont on sent l’influence manifeste, notamment dans les teintes, les formes oblongues des visages et les images filées, mais aussi celui d’Ernst Kirchner.
Connue également sous le titre de Rossini pour les enfants, cette oeuvre enlevée d’une trentaine de minutes ne manque pas d’enthousiasme, de vivacité et de moments de bravoure. Les artistes Gianini et Luzzati, célèbres en leur temps pour leur travail dans l’animation courte bariolée, nominés à l’Oscar, s’amusent avec leurs marionnettes en papier découpé. Ils les plongent dans des maelstroms d’exotisme dans le premier segment. L'Italienne à Alger, il est question d'une italienne naufragée qui tente d'échapper au sultan et à son harem - et d’onirisme - le second, Polichinelledécrit une folie des grandeurs qui dégénère en cauchemar dantesque. Le morceau final se met à l’unisson royal contre les oiseaux, quand trois despotes décident d’éradiquer nos amis à plumes. Il offre son titre facétieux à cette ressortie généreuse et harmonieuse, qui confine davantage à l’exercice pictural de musée qu’au spectacle galvaudé pour bambins. Le parti pris est suffisamment court pour ne pas lasser et saura séduire les sens affinés des plus jeunes spectateurs qui n’ont pas encore été atteints par le formatage du divertissement contemporain. A recommander aux parents exigeants qui s’impatientent d’emmener leur progéniture voir les dernières expos à la mode.

Frédéric Mignard, aVoir-aLire.com

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