Numéro Une

Emmanuelle Blachey, ingénieure brillante et volontaire, a gravi les échelons de son entreprise, le géant français de l'énergie, jusqu'au comité exécutif. Un jour, un réseau de femmes d'influence lui propose de l'aider à prendre la tête d'une entreprise du CAC 40. Elle serait la première femme à occuper une telle fonction. Mais dans des sphères encore largement dominées par les hommes, les obstacles d'ordre professionnel et intime se multiplient.

Comédie dramatique de Tonie Marshall

Avec Emmanuelle Devos, Suzanne Clément

France, 1h50

samedi 11 novembre - 20h30

dimanche 12 novembre - 17h

mardi 14 novembre - 18h30

Dans sa mise en scène, il y a une élégance imperturbable dans la façon d’embrasser cet univers impitoyable, son décorum, ses chorégraphies et ses partitions dialoguées. Bien que centré autour d’Emmanuelle Devos, une fois de plus parfaite, dans les forces comme dans les failles du personnage, le film est choral, au sens le plus strict du terme. Car chacune et chacun a voix au chapitre. Les hommes sont séduisants, facétieux et menteurs, et Richard Berry et Benjamin Biolayn’ont jamais été aussi justes. Les femmes sont brillantes, résolues et fines stratèges : Francine Bergé est une sublime évidence dans le rôle d’Adrienne Postel-Devaux, éminente défenderesse et prêtresse de la cause des femmes, et Suzanne Clément et Anne Azoulayapportent leur singularité respective à deux caractères trempés. Jamais univoque, le film se déploie avec d’infinies variations et une grande intelligence sur ce thème peu traité chez nous. C’est drôle souvent, même si le rire grince et se coince ; c’est constamment vif et vivant, incroyablement humain, et passionnant comme un polar.

Isabelle Danel, Bande à part

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