Knock

Knock, un ex-filou repenti devenu médecin diplômé, arrive dans le petit village de Saint-Maurice pour appliquer une "méthode" destinée à faire sa fortune : il va convaincre la population que tout bien portant est un malade qui s'ignore. Et pour cela, trouver à chacun la maladie réelle ou imaginaire dont il souffre. 

Comédie dramatique d’Olivier Ayache-Vidal

Avec Denis Podalydès, Léa Drucker

France, 1h46

samedi 18 novembre - 15h30 ciné-sénior 4,50 €

samedi 18 novembre - 18h30 - 20h30

dimanche 19 novembre - 17h

Contrairement à l’inodore Guy Lefranc qui filmait Knock en champ contre-champ dans l’exiguïté de son cabinet, Lorraine Levy utilise les extérieurs champêtres et encaissés comme un personnage à part entière. La vie du village est plus coloré et plus réaliste : on y croit un peu. Moins mégalo et cynique que le modèle original (sauf lors d’une scène qui survient, du coup, comme un cheveu sur la soupe), le Knock 2017 doit donc beaucoup à la chaleur et à l’humanité d’Omar Sy, qui laisse les seconds rôles rivaliser d’excès. Christian Hecq, en facteur alcoolo, Alex Lux en curé peu catholique, Audrey Dana, en pharmacienne érotomane, Sabine Azéma en propriétaire terrienne radine, Pascal Elbé, en figure menaçante du passé… Le côté romantique est quant à lui accentué par la relation pleine de pudeur entre Knock et Adèle (l’exquise Ana Girardot), la jolie fille du village, qui fait basculer le film dans le mélo un peu sucré. Ni original ni désastreux, ce Knock est un remède indolore à la morosité.

Christophe Narbonne, Première