Green Book : sur les routes du sud (vo)

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur.

Drame de Peter Farrelly

Avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali

Etats-Unis, 2h10

vendredi 22 février - 18h30

samedi 23 février - 20h30

mardi 26 février - 18h30

Une ode subtile à la tolérance et aux artistes

L’opposition entre le prolétaire videur de boîte de nuit, gentiment beauf et xénophobe comme l’Américain moyen dans les années 1960, et son élégant patron noir, qui n’a jamais mangé de poulet frit avec les doigts, échappe à la caricature en se déplaçant sur le terrain politique.

Car Peter Farrelly connaît ses classiques. S’il appuie le trait, multiplie les répliques spirituelles et déroule sans sortir des clous la fable sur la tolérance annoncée, il convoque la modestie et l’humanisme de Frank Capra, dont l’histoire n’a souvent retenu que l’optimisme volontariste, sans percevoir le désespoir. La réconciliation entre ­Viggo Mortensen et Mahershala Ali — tous les deux au sommet de leur art — possède cette profondeur-là. 

Jérémie Couston, Télérama