Le chant du loup

Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. A bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or.
Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger de mort.

Drame d’Antonin Baudry

Avec François Civil, Omar Sy

France, 1h55

vendredi 22 mars - 20h30

dimanche 24 mars - 17h

Les vingt premières minutes annoncent la couleur. Un sous-marin se cache dans des eaux interdites tel un prédateur, prêt à récupérer des plongeurs au nez et à la barbe de soldats étrangers. Mais quelque chose d'autre rôde, et très vite la panique s'installe. L'opération de sauvetage et de bravoure prend des proportions folles, et c'est avec une roquette que le pire est évité.

En quelques scènes, Antonin Baudry fixe le cap de son ambition. Et hormis quelques éléments plus faibles (une réplique par ci, un plan par là), Le Chant du loup sera solide, nerveux, tendu et spectaculaire, à l'image de cette introduction. C'est cette justesse qui impressionne dans ce premier film, lequel prend souvent des airs de longs couloirs traversés en apnée, sous la pression d'une intrigue implacable, dirigée par des personnages dessinés avec peu de choses si ce n'est énormément d'adresse.

Geoffrey Crété, Ecran Large